10/12/2011

Berceuse pour les ours qui ne sont pas là.

Je suis allé voir l'exposition sur Vian à la BNF, en fan de celui-ci j'ai beaucoup apprécié découvrir de nouvelles choses, sur cet homme unique, sa vie et son oeuvre.

J'ai notamment découvert ce poème que je ne connaissais pas, je ne sais pas du tout s'il est dans un recueuil si quelqu'un sait si on le trouve quelque part ça m'intéresse.

 

Oursi Ourson Ourzoula
Je voudrais que tu sois là
Que tu frappes à la porte
Et tu me dirais c'est moi
Devine ce que j'apporte
Et tu m'apporterais toi.

C'est dimanche il est 8 heures
Et je ne veux pas sortir
Et je m'ennuie à mourir
Alors je t'écris mon ange
Une chanson du dimanche
Une chanson pas très drôle
Mais on y ajoutera
Mardi soir un grand couplet
Viens dormir sur mon épaule
Et on ne dormira pas.


Vian/ 1951


Il a écrit ce poème pour Ursula sa deuxième femme qu'il surnommait ainsi, et je le trouve vraiment très très beau.

23:00 Mal écrit par : tonio | Prises de becs (0)

03/11/2011

Au fil des morts

Alors je vais m'essayer à un jeu un peu difficile et faire une pseudo critique littéraire ^^

 

Une de mes amie rencontrée sur un jeu de quiz sur lequel j'étais modérateur a écrit déjà plusieurs livres.

Un premier indisponible actuellement, qui n'était pas d'une grande qualité mais qui laissait déjà entrevoir un certain talent pour l'écriture de polar.

Un deuxième appelé "Le sourire du diable" pour lequel j'ai vraiment accroché, très intéressant, j'ai plongé dedans et je l'ai lu d'une traite, pris par le rythme et par l'intrigue. Bien sûr on sent des progrès encore possible mais déjà un très bon moment passer à le lire sans jamais s'ennuyer.

Et voilà qu'elle sort son 3e, j'ai promis de lui faire une petite analyse et un compte rendu, donc je le fais ici, ça peut motiver certaines personnes à le lire...

Au fil des Morts

aufildesmorts.jpg

Alors certes je l'ai moins apprécié que le second mais le second est à mon sens un des meilleurs que j'ai lu actuellement de par son intrigue et le suspens qui en découle, mais je l'ai quand même lu d'une seule traite (enfin si on veut être exact 2 traites, car j'ai lu une partie dans le train, et le reste la semaine d'après.)

Donc un livre qui se lit à nouveau très bien, on sent en effet qu'il est plus travaillé au niveau du texte, des dialogues, très riches et très intéressants. Là-dessus il est évident que son écriture a gagné en maturité.

L'intrigue reste très prenante et intéressante, difficile de trouver le coupable avant la fin alors que c'est un des reproches que je fais le plus souvent à ce genre littéraire, le manque de suspens ou alors les fausses pistes évidentes. Alors bien sûr il y a quelques petits passages un peu prévisibles à mon sens, je ne spoilerai pas, mais ils ne sont pas gênant au contraire ils apportent du poids aux personnages dans l'histoire et donc en ce sens ils sont même très importants.

Alors pour les côtés négatifs, il y a certains personnages avec lesquels j'ai du mal à accrocher, notamment le fait qu'on a l'impression que les psy sont des magiciens, capable de faire disparaître des phobies par quelques entretiens, alors je ne dis pas que c'est forcément ce qu'elle pense des psy mais ça m'a fait bizarre, du coup j'ai eu pas mal de difficulté à lire le début car j'étais rebuté par cette image faussée de quelques personnages.

Et l'autre chose qui m'a un peu gêné c'est la fin, ça va trop vite à mon sens, au moment où cela commence à s'emballer c'est déjà fini, je ne m'attendais pas à des rebondissements mais ça manque d'un petit truc, j'ai eu un peu l'impression de rester sur ma faim, à me dire, "Ah c'est fini" 

Et ces choses là je ne les avais pas ressenti sur "Le Sourire du Diable" qui était peut être moins abouti niveau dialogue et textes mais qui m'avait tenu plus en haleine (ou en baleine au choix ;), comprendra qui peut ^^) 

Das tous les cas ces 2 livres sont de très bonne qualité pour ceux qui aiment les Romans policiers, donc n'hésitez pas si vous voulez découvrir cette auteur à lire ces 2 romans avant qu'il n'y en ait plus ;)

18:10 Mal écrit par : tonio | Prises de becs (2)

14/09/2011

A l'ombre des maris

 

J'ai pas mal écouté Brassens dernièrement une petite que j'ame bien et puis comme ça ça ne laisse pas ce blog mourir même s'il n'est pas trop nourri. 
podcast
 
 

Les dragons de vertu n'en prennent pas ombrage,
Si j'avais eu l'honneur de commander aù bord,
A bord du Titanic quand il a fait naufrage,
J'aurais crié:"Les femm's adultères d'abord!"

[Refrain] :
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière ...

Car, pour combler les vœux, calmer la fievre ardente
Du pauvre solitaire et qui n'est pas de bois,
Nulle n'est comparable à l'epouse inconstante.
Femmes de chefs de gar', c'est vous la fleur des bois.

[Refrain]

Quant à vous, messeigneurs, aimez à votre guise,
En ce qui me concerne, ayant un jour compris
Qu'une femme adultère est plus qu'une autre exquise,
Je cherche mon bonheur à l'ombre des maris.

[Refrain]

A l'ombre des maris mais, cela va sans dire,
Pas n'importe lesquels, je les tri', les choisis.
Si madame Dupont, d'aventure, m'attire,
Il faut que, par surcroit, Dupont me plaise aussi!

[Refrain]

Il convient que le bougre ait une bonne poire
Sinon, me ravisant, je détale à grands pas,
Car je suis difficile et me refuse à boire
Dans le verr; d'un monsieur qui ne me revient pas.

[Refrain]

Ils sont loins mes débuts ou, manquant de pratique,
Sur des femmes de flics je mis mon dévolu.
Je n'étais pas encore ouvert à l'esthétique.
Cette faute de gout je ne la commets plus.

[Refrain]

Oui, je suis tatillon, pointilleux, mais j'estime
Que le mari doit être un gentleman complet,
Car on finit tous deux par devenir intimes
A force, à force de se passer le relais

[Refrain]

Mais si l'on tombe, hélas! sur des maris infames,
Certains sont si courtois, si bons si chaleureux,
Que, même apres avoir cessé d'aimer leur femme,
On fait encore semblant uniquement pour eux.

[Refrain]

C'est mon cas ces temps-ci, je suis triste, malade,
Quand je dois faire honneur à certaine pecore.
Mais, son mari et moi, c'est Oreste et Pylade,
Et, pour garder l'ami, je la cajole encore.

[Refrain]

Non contente de me dé plaire, elle me trompe,
Et les jours ou, furieux, voulant tout mettre à bas
Je cri:"La coupe est pleine, il est temps que je rompe!"
Le mari me suppli':"Non ne me quittez pas!"

[Refrain]

Et je reste, et, tous deux, ensemble on se flagorne.
Moi, je lui dis:"C'est vous mon cocu préféré."
Il me réplique alors:"Entre toutes mes cornes,
Celles que je vous dois, mon cher, me sont sacrées."

[Refrain]

Et je reste et, parfois, lorsque cette pimbeche
S'attarde en compagni' de son nouvel amant,
Que la nurse est sorti', le mari à la peche,
C'est moi, pauvre de moi! qui garde les enfants.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère.

 

Georges Brassens

21:59 Mal écrit par : tonio | Prises de becs (0)